ZINEDINE ZIDANE : «J'ai envie de dire aux Espagnols, parce qu'ils nous ont assez chambré là-dessus, j'ai envie de leur dire que c'est pas ce match-là (sa retraite). L'aventure continue et on est content, on avait préparé ce match de la meilleure des façons. On avait envie de faire quelque chose, de montrer que peut-être le premier tour n'était pas facile, mais ce soir on a démontré qu'on avait un bon groupe et qu'on voulait aller beaucoup plus loin. (Le Brésil) C'est un bon souvenir pour nous, on essaiera de le préparer pareil, on est tous bien, on est content d'être là ensemble, et ça se voit».
RAYMOND DOMENECH : «Cela a été surtout dur pour eux, même si on a eu une ou deux situations chaudes. Cela a été un match admirable à tous les niveaux, de courage, de capacité de réaction, de solidité, d'intelligence, de lucidité et de patience. On a une équipe de vieux, mais on sait être patient. Les jeunes s'essoufflent plus vite en général. Tous ceux qui étaient discutés... Patrick Vieira était décrié, Zizou ne devait pas jouer ce match là... Qu'on puisse poser simplement la question pour moi était un drame, mais c'est comme ça. Et avec notre petite équipe de vieux on va continuer à avancer ensemble. Maintenant, on a quelque chose d'exceptionnel à jouer. (Le Brésil) C'est ce que disaient les joueurs dans le vestiaire: c'est pour ces matches-là qu'on vit dans le football, parce qu'il y a des émotions exceptionnelles. Et, ce soir, il y en a eu une et il y en a une autre qui arrive.»
LOUIS ARAGONES : "On a fait notre match, on a marqué, on a eu le ballon. L'égalisation nous a fait très mal. En réalité, on a été à la hauteur de la France même si on a perdu 3-1. Il y a eu de erreurs de notre côté. Non, les Français n'étaient pas cuits à 0-1, c'est une équipe compétitive avec de grands joueurs. Sur le second but, il n'y a pas de faute sur Puyol mais c'est le foot, ça fait partie du jeu. On a aussi eu la possibilité de revenir à 2-2. Ensuite le troisième but..."